C’est un drame qui est la hantise des conducteurs de tramway qui s’est produit hier mercredi 2 juillet 2025 aux environ de 14h50 à Bordeaux. Le tramway de la ligne C a, pour une raison encore inexpliquée, heurtée une jeune fille de 15 ans qui, selon les dires de nos confrères du site actu.fr, s’est retrouvée coincée sous la rame pendant quelques temps.
Intervention des pompiers et évacuation de la victime en urgence absolue
Et c’est bien d’un drame dont nous parlons puisque les pompiers ont dû effectuer une intervention compliquée pour sauver la jeune victime qui a ensuite été transportée au CHU dans un état d’urgence absolue. Elle était, au moment des faits, accompagnée par une amie qui a également été redirigée vers des services de soins adaptées car en état de choc.
Ces accidents entre tramway et usagers piétons ou cyclistes se produisent malheureusement encore trop souvent dans notre agglomération bordelaise. Rappelons brièvement d’autres faits divers similaires quoique moins grave en mars et en janvier de cette année sur la ligne A.
Et pourtant, un exploitant, Keolis (KB2M), qui fait le maximum pour éviter ces drames
En effet, si on ne regarde que les statistiques, les conducteurs TBM redoublent aujourd’hui d’attention dans une métropole de plus en plus dense. Pour anticiper les situations à risque, ils apprennent à repérer les comportements dangereux, notamment ceux des piétons et cyclistes qui longent les rails avec des écouteurs sur les oreilles. En 2024, Keolis recense 2 000 freinages d’urgence sur le réseau, un chiffre en constante augmentation depuis cinq ans, preuve d’une vigilance toujours plus grande au volant.
Des formations plus complètes
La formation évolue elle aussi. Le nombre de formateurs dans la métropole passe de cinq à quinze, ce qui permet un suivi plus étroit des conducteurs, en particulier après un accident ou un freinage d’urgence. Cette montée en compétence vise à développer des réflexes rapides, tout en gardant un sang-froid essentiel en situation critique. Vincent, conducteur de tram à Bordeaux, se souvient d’un incident marquant : une voiture grille un feu rouge sur la ligne C, près de la gare Saint-Jean. La rame parvient à s’arrêter à quelques centimètres du véhicule, qui poursuit sa route sans même s’arrêter.
Un réseau et des véhicules plus adaptés au risque
Les véhicules eux-mêmes s’adaptent. Les tramways sont désormais équipés de puissants projecteurs à l’avant — les ram-flash — pour alerter visuellement les usagers, en complément du traditionnel gong sonore aux carrefours à risque. Sur les bus, la sécurité progresse aussi : les angles morts sont mieux maîtrisés et les nouveaux bus électriques seront bientôt dotés de caméras en remplacement des rétroviseurs, pour améliorer la vision périphérique.
La métropole, de son côté, s’efforce de rendre l’environnement des transports en commun plus fluide et sécurisé. Elle instaure des zones limitées à 20 km/h pour les bus, aménage des pistes cyclables séparées et renforce l’éclairage nocturne aux abords des rails de tramway.
Et pourtant, malgré une circulation toujours plus complexe, les chiffres montrent une tendance positive. En 2024, le réseau TBM, qui comprend bus et tramways, passe sous la barre des 1 000 collisions, avec 963 accidents recensés. Cela représente une baisse d’un peu plus d’une centaine par rapport à 2022. Un constat que Keolis a mis en avant le 10 avril dernier lors d’une conférence de presse au Club de la presse de Bordeaux, en rappelant que chaque accident évité reste une victoire.
